Tu as sept ans le jour où un ordinateur est installé dans ton salon. C’est la promesse de divertissement sans limites. Tu es fascinée. Mais à mesure que tu grandis et que tu t’enfonces dans l’immensité d’Internet, ton malaise devient palpable. À l’adolescence, alors que tu découvres ton propre corps et les premières amours, certaines images te donnent la nausée. Tu t’efforces de jouer le jeu, de te conformer à ce que les autres attendent de toi. Jusqu’à te perdre et ne plus ressentir que le vide.
À la fois violent et tendre, Celle que tu vois est un roman initiatique saisissant sur l’estime de soi et le rapport au corps à l’ère numérique. Catherine Prasifka fait le portrait troublant de justesse d’une génération qui grandit avec les écrans, celui de la fraîcheur adolescente qui s’y abîme, mais finit par triompher.
Presse :
« Hypnotique comme ce tu qui nous happe dans son gouffre, le roman nous prend par le col au fil de cette déréalisation. […] Tel un troisième œil, le tu tendra la main au je, la petite fille à la femme. Et d’un cratère dans le ventre fera un volcan littéraire. » La Tribune Dimanche, Juliette Einhorn
« L’autrice irlandaise se garde d’une approche moralisante, mais observe ce que la démultiplication de sa propre image peut engendrer sur l’identité de son personnage. Surtout, elle montre comment des injonctions vieilles comme nos sociétés patriarcales sont boostées par les nouveaux outils technologiques. Et combien les relations de pouvoir entre filles et garçons, et de mise en concurrence entre filles, sont réactivées d’une manière totalement nouvelle, et violente, par le partage quotidien de photos privées. » Les Inrockuptibles, Sylvie Tanette
« D’une plage d’enfance aux premiers réseaux sociaux, Catherine Prasifka suit la formation d’un regard qui ne cesse de se retourner contre soi. Celle que tu vois ne raconte pas seulement une jeunesse contemporaine : le roman ausculte la manière dont l’image modèle les souvenirs, déforme les liens et installe très tôt le besoin de corriger sa propre existence. Un texte nerveux, lucide, parfois cruel, sur l’impossibilité de coïncider avec soi. (…) C’est la grande réussite de Celle que tu vois : raconter une formation du regard avant même de raconter une formation de soi. Le roman ausculte la fabrication d’une identité prise entre mémoire, performance et désir de correction permanente. » ActuaLitté
Libraires :
« Un enchantement ! Écho splendide et mélancolique pour les enfants des années 90. » Nolwenn, Librairie Dialogues
« ENORME COUP DE COEUR !!! Une plume criante de justesse, qui révèle les pensées de l’enfance et de l’adolescence à l’ère du numérique, à travers le regard de l’adulte devenu. Un grand roman dans lequel toute une génération se reconnaîtra ! » Mathilde, La Maison Jaune


