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Le Livre de la disparition

Le Livre de la disparition

Ibtisam Azem

« Comment pouvons-nous emprunter les mêmes chemins, contempler la même mer, mais percevoir des choses si différentes ? »

À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L‘un est un journaliste israélien, l’autre, un cameraman palestinien, hanté par le souvenir de sa grand-mère récemment décédée. Un matin, Israël se réveille abasourdi : tous les Palestiniens ont disparu. Plus d’ouvriers, de serveurs, de chauffeurs… Le pays est à l’arrêt. Alors que le gouvernement tente de déterminer si cette disparition représente un danger pour l’État, Ariel pénètre dans l’appartement d’Alaa pour enquêter et découvre son journal. En le lisant, il va peu à peu prendre conscience de la douleur et de la colère que son ami a toujours contenues.
Empreint de réalisme magique, Le Livre de la disparition renverse habilement les perspectives sur la question israélo-palestinienne et met en lumière l’invisibilisation d’un peuple et d’une histoire. Sobre et évocateur, le roman fait résonner le drame de l’exode palestinien de 1948 et explore la persistance des souvenirs, qui blessent autant qu’ils consolent.

 

Presse : 

« La langue d’Ibtisam Azem garde une grande sobriété. Elle laisse les scènes travailler. La mer de Jaffa revient comme une respiration ancienne, les rues portent plusieurs noms, les maisons semblent garder les empreintes de ceux qui les ont quittées. Le texte avance sans grand effet de manche, par juxtaposition de voix et de lieux. Cette retenue donne au fantastique sa dureté. Le prodige apparent révèle un monde déjà hanté. Le Livre de la disparition frappe par cette manière de rendre l’absence presque matérielle. » ActuaLitté, Victor de Sepausy

« Une réflexion très profonde sur l’invisibilisation du vécu des Palestinien.nes et sur les rouages de la colonisation. » Les Inrockuptibles

« L’idée de cette dystopie, qui pousse à son paroxysme le souhait porté par la frange dure de la population israélienne, est géniale. Dans Le Livre de la disparition, la romancière palestinienne Ibtisam Azem s’en empare avec délectation. […] Le génie d’Ibtisam Azem est de mettre en lumière, en creux, l’importance d’une présence quotidienne et de montrer à quel point l’économie, la culture, le quotidien d’Israël repose sur une présence palestinienne indispensable tant le destin des deux peuples est intriqué. » La Marseillaise, Anne-Marie Thomazeau

« Dès les premières pages, Le Livre de la disparition est hanté par la peur de l’annihilation, par la douleur de la Nakba, cet exode forcé qui fit des Palestiniens restés en Israël des sortes de fantômes. Subtilement teinté de réalisme magique, se penchant plus sur le passé et l’histoire que sur le présent de l’effacement, le roman offre une chambre d’écho troublante et mélancolique à un drame séculaire. » Focus Vif

« Une fable dystopique, aussi troublante que prophétique. Par un dispositif littéraire astucieux, Ibtisam Azem met en exergue un paradoxe. Les disparu·es, qui luttent pour transmettre leur mémoire, car invisibilisé·es depuis des décennies, deviennent plus présent·es que jamais. Leur rôle social et leur apport au pays sont enfin visibles. » Mediapart

« Le vide laissé par la disparition brutale des Palestiniens leur restitue la visibilité́ qui leur était refusée dans une société́ fondée sur le déni de leur existence en tant que peuple. […] Le très beau roman onirique d’Ibtisam Azem [qui] se lit avec autant de plaisir que d’émotion. Les dernières pages n’apportent pas la solution de l’énigme. Les cauchemars ne se résolvent pas. « Les histoires normales ne nous ressemblent pas », écrit Alaa. La Palestine ne hante pas seulement la mémoire fissurée des Palestiniens, faite de destructions et de deuils. Elle hante également Israël, comme l’histoire d’Alaa va s’emparer d’Ariel. » En Attendant Nadeau, Sonia Dayan-Herzbrun

« Une évocation sobre des souffrances sans fin d’un peuple abandonné de tous. » Madame Figaro

« Dans le vide laissé par cette disparition collective, s’engouffrent toute la mémoire et la douleur d’un peuple. » Libération

« À travers cette disparition allégorique, Ibtisam Azem se penche sur la mémoire, l’effacement, la culpabilité et la coexistence israélo-palestinienne, se demandant ce que signifierait vraiment un pays « vidé » de ses Palestiniens. » Le Devoir

« Les voix des deux amis se répondent en une mélopée lancinante, nostalgique et quasi biblique face au mystère de l’absence et du renoncement. Des voix si désarmantes qu’elles incitent à la paix et à la réconciliation. En toile de fond, la Nakba, cet exode palestinien en 1948. Le second roman envoûtant d’une autrice talentueuse, traduit en 12 langues. » L’Horizon et l’Infini, Emmanuelle de Boysson

 

Libraires : 

« Un très beau roman sur l’amitié, la transmission, la mémoire. » Emmanuelle, Libraire Gwalarn,

« L’autrice compose un roman où la mémoire circule à bas bruit, traversant les générations et les lieux comme une matière insoumise à l’oubli. […] Et longtemps après la lecture, le livre demeure dans la pensée et ne se laisse pas tout à fait quitter. » Aquilina Tannous, Libraire Goulard

« C’est très intelligent et toujours actuel plus de dix ans après… L’écriture de l’autrice, poétique et mélancolique, va faire bouger les frontières de votre esprit. » Vanessa, Librairie des Signes

« Ibtisam Azem imagine dans Le Livre de la disparition la disparition soudaine de tous les Palestiniens d’Israël, une fable saisissante sur la mémoire et l’effacement. » Librairie Prado Paradis

« Et si, en l’espace d’une nuit, toute la population palestinienne disparaissait ? Qu’est-ce que cela impliquerait pour Israël ? Le Livre de la disparition est le récit bouleversant d’un territoire scindé et d’une nation à la dérive, une ode à la résistance et à la mémoire. » Librairie Delamain

« Ce livre n’est pas un simple exercice de style, bien que l’idée de départ puisse paraître curieuse : un beau jour, en Israël, tous les Arabes disparaissent. Sans aucune explication. En jouant avec les points de vue, en donnant un effet choral à son texte, Ibtisam Azem nous permet d’entrevoir la situation irréconciliable en Israël et en Palestine. C’est un roman qui secoue, plein de subtilités, sans aucun manichéisme, qui éveille notre conscience et notre empathie. » Julie, Les Caractères

« À travers la métaphore de la disparition, Ibtisam Azem manie l’absurde et le réalisme magique avec finesse et crée une fiction politique spéculative originale qui agit comme un manifeste contre le déni colonial et le révisionnisme historique. Écrit bien avant le nouvel embrasement israélo-palestinien, ce texte met à nu l’illusion d’une gestion durable du conflit fondée sur l’invisibilisation de ses causes. » La Baignoire d’Archimède

« Rédigé plusieurs années avant le 7 octobre par une écrivaine palestinienne, ce roman m’a bouleversé. L’histoire débute en Israël un matin avec un fait stupéfiant : tous les Palestiniens ont disparu. Le narrateur, un jeune homme israélien, se rend alors chez son meilleur ami palestinien. Il va y découvrir un carnet dont la lecture va ébranler tout son être. Un livre qui bouscule sans vouloir diviser, qui entend faire réfléchir sans heurter. UN OUVRAGE ABSOLUMENT NÉCESSAIRE. » Librairie L’Éternel Retour